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Dispositif
Borloo fiche du site officiel : http://www.logement.gouv.fr
(de FS00002 - Borloo neuf ou "populaire"
).
Le
décret du 10 août 2006
pris en application de la loi portant "Engagement
national pour le logement" (publié
au Journal Officiel le 16 août 2006)
et larrêté du même
jour procèdent à la réforme
du dispositif Robien (désormais dénommé
« Robien classique ») créé
en 2003.
A compter du 1er septembre 2006 (voir précisions
sur les opérations concernées
ci-après), le dispositif Robien est
recentré, pour encourager la production
de logements locatifs libres dans les zones
au marché immobilier le plus tendu.
Un nouveau dispositif (le « Borloo neuf
» ou « Borloo populaire »)
en faveur de linvestissement locatif
intermédiaire dans le neuf ou ancien
à réhabiliter est créé.
Les objectifs...
Lobjectif est
de réorienter linvestissement
locatif dans le logement neuf en suivant deux
priorités :
- recentrer la production de logements "Robien"
sur les agglomérations les plus tendues,
- répondre aux besoins des ménages
aux revenus modestes et moyens grâce
au « Borloo neuf ».
Les principales conditions...
Le logement doit être
loué nu pendant 9 ans à titre
de résidence principale.
Le loyer au m²
est plafonné.
Les modifications...
- Les modalités
de lamortissement sont modifiées
- La durée de
lengagement ne peut être prorogée
au-delà de 9 ans pour le « Robien
recentré »
- Le zonage est plus
précis, avec la division de la zone
B en deux zones B1 et B2
- Les plafonds des
loyers sont abaissés dans les zones
les moins tendues
Les investissements
réalisés avant le 1er septembre
2006 peuvent continuer à bénéficier
du « Robien classique » , pour
lequel ces modifications ne sappliquent
pas. Néanmoins, les investissements
réalisés à compter du
1er janvier peuvent également, au choix
du contribuable, bénéficier
du « Borloo neuf ».
Les différences
essentielles entre le Borloo neuf («
populaire ») et le Robien recentré...
- le « Robien
recentré » est fiscalement moins
avantageux : lamortissement est limité
à 50% du montant de linvestissement,
sur 9 ans. Le propriétaire peut louer
sans limite de revenus du locataire.
- le « Borloo
neuf » est fiscalement plus attractif
: la déduction au titre de lamortissement
peut atteindre 65% sur 15 ans du prix dacquisition
ou de revient global du logement. Une déduction
fiscale de 30% sur les revenus bruts est applicable.
En contrepartie, les loyers sont plafonnés
à 20% en-dessous de ceux du «
Robien recentré » et le locataire
doit respecter des plafonds de ressources.
Les points communs...
Juridiquement, le «
Borloo neuf » est une option au dispositif
« Robien recentré » : les
contraintes et les avantages applicables au
dispositif « Robien recentré
» (nature des opérations éligibles,
affectation à la location, amortissement
pendant la première année...)
le sont également au dispositif «
Borloo neuf », mais certaines contraintes
et certains avantages sont accentués.
En outre, le « Borloo neuf » est
applicable dès le 1er janvier 2006,
tandis que le « Robien recentré
» nest applicable quà
compter du 1er septembre 2006.
Le « Borloo neuf
» et le « Robien recentré
» reposent sur le même zonage
géographique (arrêté du
10 août 2006).
Nb : la zone B est
désormais partagée en deux zones
B1 et B2.
***
Borloo neuf ("populaire")
(applicable à
partir du 1er janvier 2006 article 40 de la
loi ENL)
1) Bailleurs concernés
2) Lengagement du propriétaire
bailleur
3) Opérations concernées
4) Conditions relatives au loyer
5) Conditions relatives aux locataires
6) Lavantage fiscal
7) Obligations déclaratives des propriétaires
bailleurs
8) Non respect des engagements
9) Cas des SCPI
1) Bailleurs concernés
Il sagit des bailleurs, personnes physiques,
imposables dans la catégorie des revenus
fonciers. Limmeuble peut également
être la propriété dune
société non soumise à
limpôt sur les sociétés,
les revenus de ces immeubles étant
alors imposés entre les mains des associés
dans la catégorie des revenus fonciers
(SCI ou toutes autres sociétés
de personnes). Le bénéfice de
lavantage fiscal nest pas admis
en cas de démembrement de la propriété,
sauf lorsque le transfert de la propriété
du bien ou le démembrement résulte
du décès de lun des époux
soumis à imposition commune. Dans ce
cas, le conjoint survivant peut demander la
reprise du dispositif à son profit
pour la période restant à courir.
2) Lengagement
du propriétaire bailleur
Le propriétaire
bailleur doit prendre lengagement de
louer le logement nu, pendant une durée
de 9 ans au moins. Le logement doit constituer
la résidence principale du locataire.
La location devra prendre effet dans les 12
mois suivant lachèvement de limmeuble
ou de son acquisition si celle-ci est postérieure.
Les avantages fiscaux
ne sappliquent que sur demande du contribuable.
Loption doit être exercée
lors du dépôt de la déclaration
de revenus de lannée dachèvement
de limmeuble ou de son acquisition si
elle est postérieure ; elle est irrévocable.
La durée de lengagement de location
est de neuf ans au moins, la location devant
prendre effet dans les douze mois de lachèvement
de limmeuble ou de son acquisition si
elle est postérieure.
3) Opérations
concernées
Ce régime ne
concerne que les propriétés
urbaines (sont exclues les propriétés
rurales, cest-à-dire les constructions
faisant partie intégrante dune
exploitation agricole) situées en France
(métropole et DOM).
Le bénéfice de cette mesure
ne peut être cumulé pour un même
logement avec la réduction dimpôt
au titre de linvestissement dans les
DOM.
Il peut sagir
de :
- logements neufs ou en létat
futur dachèvement acquis à
compter du 1er septembre 2006 ;
- logements que le contribuable a fait construire
et qui font lobjet, à compter
du 1er septembre 2006, dune déclaration
douverture de chantier ;
- locaux affectés à un autre
usage que lhabitation et transformés
en logements acquis à compter du 1er
septembre 2006 ;
- de logements qui ne satisfont pas aux conditions
de décence et qui font lobjet
de travaux de réhabilitation définis
par arrêté permettant aux logements
dacquérir des performances techniques
voisines de celles des logements neufs (arrêté
du 19.12.03) acquis à compter du 1er
septembre 2006.
Toutefois, le contribuable
peut opter pour le "Borloo neuf"
pour les investissements réalisés
depuis le 1er janvier 2006.
Le bénéfice
de lavantage est réservé
à la location à usage dhabitation
principale du locataire (il est interdit au
bailleur de louer à titre de résidence
secondaire ou de se réserver une période
de jouissance durant lannée).
4) Conditions relatives
au loyer
Le loyer doit être
inférieur à un plafond réglementé,
qui dépend de la zone géographique
dimplantation du logement.
Calcul du loyer (par
m²)
Pour les baux conclus en 2008, les chiffres
des plafonds de loyers mensuels (charges non
comprises) par mètre carré seront
prochainement connus (instruction à
paraître).
La surface à
prendre en compte est la surface habitable
augmentée de la moitié des annexes
dans la limite de 8 m² (cave, cellier,
balcon...).
Exemple : vous louez
à Lyon (zone B1) un logement neuf dune
surface habitable de 65 m² avec une cave
de 4m² et un balcon de 8 m². La
surface de référence est égale
à 65 + 12/2 = 71 m² . Le loyer
mensuel ne pourra dépasser le produit
plafond par m² de la zone B1 pour cette
surface.
Les zones géographiques
sont fixées par larrêté
du 10 août 2006 modifiant le précédent
arrêté du 19 décembre
2003.
Ces plafonds sont relevés
chaque année au 1er janvier, dans la
même proportion que la variation de
lindice de référence des
loyers publié par lInstitut National
de la Statistique et des Etudes Economiques,
prise en pourcentage et deux chiffres après
la virgule, à un niveau arrondi au
centime deuro supérieur.
5) Conditions relatives
aux locataires
Les ressources du locataire doivent être
inférieures à certains plafonds
fixés par décret au moment de
la signature du premier bail, et à
chaque changement de locataire.
Pour les baux conclus
en 2008, les plafonds de ressources des locataires
sont les suivants :
Composition du foyer
locataire
Lieu du logement
Zone
A Zone B1 Zone
B2 Zone C
Personne seule 42 396 31
491 28 867 28 672
Couple
63 362 46
245 42 392 38 538
Personne seule ou couple ayant une personne
à charge
76
165 55 363 50 750
46 136
Personne seule ou couple ayant deux personnes
à charge
91
234 67 002 61 419
55 835
Personne seule ou couple ayant trois personnes
à charge
108
003 78 640 72
087 65 533
Personne seule ou couple ayant quatre personnes
à charge
121
533 88 706 81 314
73 922
Majoration par personne à charge supplémentaire
à partir de la cinquième
+
13 545 + 10 075 +
9 235 + 8 395
Ces plafonds sont à comparer avec le
revenu fiscal de référence figurant
sur lavis dimposition au titre
de lannée 2004 du locataire.
La location ne peut
être consentie à un ascendant
ou descendant ou à un membre du foyer
fiscal. Si le logement est la propriété
dune société non soumise
à limpôt sur les sociétés,
il ne peut être loué à
lun des associés ou à
un membre du foyer fiscal, un ascendant ou
un descendant dun associé.
Toutefois, les contribuables
qui le souhaitent peuvent mettre leur logement
à disposition dun ascendant ou
dun descendant non rattaché à
leur foyer fiscal, pendant une durée
qui ne peut excéder 9 ans. Pour pouvoir
bénéficier de cette possibilité,
le bailleur doit avoir respecté les
conditions du dispositif pendant 3 ans au
moins. Le terme de la période dapplication
du dispositif est reporté dune
durée équivalente à celle
pendant laquelle le logement a été
mis à disposition. Pendant la mise
à disposition, lavantage fiscal
est suspendu et le bailleur est soumis au
droit commun dimposition des revenus
fonciers. La mise à disposition peut
seffectuer à titre onéreux
ou gratuit.
En revanche, le logement
peut être loué à un organisme
public ou privé qui le donne en sous-location
nue à usage dhabitation principale
à une personne autre que le propriétaire
du logement, son conjoint, un membre de son
foyer fiscal ou lun de ses ascendants
ou descendants, à la condition quil
ne fournisse aucune prestation hôtelière
ou parahôtelière. Ladministration
fiscale admet que ces prestations pourront
être fournies par une filiale de la
société qui prend à bail
le logement. Dans cette hypothèse,
le loyer mensuel de chacun des baux conclus
entre, dune part, le propriétaire
du logement et la personne morale et, dautre
part, la personne morale et loccupant
du logement ne doivent pas excéder
les plafonds de loyers fixés réglementairement.
Les plafonds de ressources sont également
applicables au sous-locataire du logement
loué par lorganisme public ou
privé.
haut
de la page
6) Lavantage
fiscal :
Lavantage fiscal est double.
Le premier consiste
en une déduction spécifique
de 30% des revenus bruts fonciers applicable
pendant toute la durée de lengagement
de location, éventuellement prorogé.
Le second consiste
en une déduction au titre de lamortissement
du prix initial dacquisition ou de construction
du logement. Le propriétaire peut déduire
de ses revenus fonciers un amortissement égal
à :
- 6% du prix dacquisition
du logement pendant les sept premières
années,
- 4% de ce prix pour
les deux années suivantes.
A lissue de cette
période, tant que la condition de loyer
reste remplie, le propriétaire peut,
par période de trois ans et pendant
six années supplémentaires au
plus, continuer de bénéficier
dune déduction de lamortissement
égale à 2,5 %, en cas de poursuite,
de reconduction ou de renouvellement du bail
ou si la condition de ressources est remplie,
en cas de changement de titulaire du bail.
Au total, le bailleur
est donc en mesure damortir jusquà
65% du coût dacquisition du logement.
En cas dacquisition de locaux affectés
à un autre usage que lhabitation
et transformés en logements ou de logements
qui ne satisfont pas aux conditions de décence
et qui font lobjet de travaux de réhabilitation,
la déduction au titre de lamortissement
est calculée sur le prix dacquisition
des locaux augmenté du montant des
travaux de transformation ou de réhabilitation.
La période damortissement
débute le premier jour du mois de lachèvement
de limmeuble ou de son acquisition si
elle est postérieure. Les travaux de
reconstruction et dagrandissement ultérieurs
donnent lieu à lapplication dune
déduction au titre de lamortissement
au même taux que linvestissement
initial, si un nouvel engagement de location
de 9 ans est conclu. Les dépenses résultant
de travaux damélioration ultérieurs
sont déduites obligatoirement sous
forme dun amortissement égal
à 10% du montant de la dépense
pendant dix ans.
Le plafond annuel dimputation
du déficit foncier sur le revenu global
est de 10 700 euros.
7) Obligations déclaratives
des propriétaires bailleurs :
I Justificatifs à fournir à
loccasion de tout investissement
_
Pour bénéficier
de la déduction au titre de lamortissement,
le bailleur doit joindre à sa déclaration
de revenus de lannée dachèvement
ou de son acquisition si elle est postérieure
:
- la déclaration doption conforme
à un modèle type,
- lengagement de louer le logement nu
à usage dhabitation principale
pendant une durée de neuf ans selon
un modèle type. Cet engagement est
accompagné dun certain nombre
de justificatifs (copie du bail, montant du
loyer mensuel, avis dimposition).
II Les obligations
particulières concernant les opérations
dacquisition réhabilitation de
logements
A-Justificatifs avant
travaux
Le propriétaire
doit justifier que le logement ne répond
pas aux caractéristiques de la décence.
Pour en justifier, le propriétaire
fait établir un état descriptif
qui renseigne les rubriques définies
par le décret et larrêté
du 19 décembre 2003, parus au Journal
officiel du 21 décembre 2003. Le professionnel
qui établit létat fournit
également une attestation indiquant
les rubriques pour lesquelles le logement
ne correspond pas aux caractéristiques
de la décence. Le logement ne doit
pas satisfaire aux normes décence pour
au moins quatre rubriques.
Les rubriques devant
être mentionnées et renseignées
dans les états descriptifs avant et
après travaux sont les suivantes :
1. Composition du logement
:
a) Nombre et nature
des pièces principales et des pièces
de service ;
b) Surface habitable
et hauteur sous-plafond au sens de larticle
R. 111-2 du Code de la construction et de
lhabitation ;
2. Etat général
du gros oeuvre
3. Etanchéité
à la pluie et aux eaux de ruissellement
4. Etat de la toiture
et de la charpente
5. Etat des garde-corps,
rambardes, rampes de balcon ou de terrasses
6. Absence ou présence
de plomb dans les peintures et risque daccessibilité
7. Absence ou présence
de matériaux dégradés
contenant de lamiante
8. Electricité
: sécurité et dimensionnement
en fonction des équipements prévisibles
9. Gaz : sécurité
et état général
10. Etat des réseaux
deau :
a) Alimentation en
eau potable, raccordements, nature des matériaux
des canalisations ;
b) Evacuation des eaux
usées et des eaux vannes ;
11. Installations sanitaires
: présence ou absence, situation et
état général des éléments
suivants : WC, baignoire ou douche, alimentation
en eau froide et eau chaude
12. Etat de la cuisine : existence dune
cuisine (coin-cuisine), évier, alimentation
en eau froide et eau chaude, emplacement pour
un équipement de cuisson
13. Dispositif de chauffage
: description et état général,
adaptation aux caractéristiques du
logement, dispositifs dalimentation
en énergie et dévacuation
des produits de combustion
14. Dispositifs de
ventilation et douvertures : description
et état général
15. Caractéristiques
des parois, des menuiseries extérieures
et de leur vitrage
B- Justificatifs après
travaux/Justificatifs relatifs aux performances
techniques du logement.
Après travaux de réhabilitation,
le logement doit répondre aux performances
techniques suivantes :
1. Respect des conditions minimales de surface
et de volume habitables fixées par
larticle R. 111-2 du Code de la construction
et de lhabitation ;
2. Absence de risque
daccessibilité au plomb dans
le logement et les parties communes de limmeuble
;
3. Absence de flocages,
calorifugeagues et faux plafonds contenant
de lamiante et absence dautres
matériaux dégradés contenant
de lamiante ;
4. Sécurité
de linstallation électrique et
respect notamment des exigences suivantes
:
a) présence
dun appareil général de
commande et de protection de linstallation,
en principe le disjoncteur de branchement
b) protection par dispositif
différentiel (disjoncteur ou interrupteur
différentiel) à lorigine
de linstallation, de sensibilité
appropriée aux conditions de mise à
la terre. Ce dispositif peut être intégré
au disjoncteur de branchement ;
c) liaison équipotentielle
dans chaque local contenant une baignoire
ou une douche (salle deau) ;
d) dispositif de protection
par fusible à cartouche ou disjoncteur
divisionnaire sur chaque circuit, adapté
à la section des conducteurs ;
e) élimination
de tout risque de contacts directs avec des
éléments sous tension, tels
que conducteurs dénudés, bornes
accessibles, appareillages détériorés
;
f) conducteurs protégés
par des conduits, moulures ou plinthes ;
g) en cas de rénovation
de linstallation électrique les
travaux sont conformes aux dispositions de
sécurité de la norme NF C 15-100
avec un dimensionnement suffisant en fonction
des équipements prévisibles
;
5. Sécurité
de linstallation de gaz notamment les
exigences suivantes : étanchéité
des tuyauteries fixes des raccordements ;
présence dune ventilation adaptée
au système dévacuation
des fumées de combustion ; présence
dun robinet pour chaque appareil, accessible
et manoeuvrable ; qualité de la combustion
;
6. Evacuation des eaux
usées et des eaux vannes avec dispositif
évitant les remontées dodeurs
(siphons et colonnes ventilées) ;
7. Existence dau moins une pièce
spéciale pour la toilette, avec une
douche ou une baignoire et un lavabo alimentés
en eau chaude et froide ;
8. Existence dun
cabinet daisance séparé
des pièces principales ;
9. Présence
de protection solaire sur les baies exposées
(volets, stores opaques ou contrevents) ;
10. Isolation des combles lorsque le logement
est situé sous comble ;
11. Ensemble constitué
des fenêtres et portes-fenêtres,
existant ou amélioré, de caractéristique
thermique (Uw) inférieure ou égale
à 2.9 W/m²K et compatible avec
la ventilation du logement (...) ;
12. Dans le cas dun
chauffage individuel, quelque soit le statut
de limmeuble, ou dun chauffage
collectif dans un immeuble appartenant à
un propriétaire unique, présence
:
a) dun chauffage
à eau chaude centralisé avec
une chaudière à minima référence
Rt2000 ou air, avec des dispositifs de régulation,
calorifugeage et équilibrage ;
b) ou, si la solution
est adaptée aux caractéristiques
thermiques du bâtiment, dun chauffage
électrique avec système de régulation
et de programmation muni démetteurs
fixes (NF classe C ou équivalent),
de planchers directs, de plafonds rayonnants,
ou de systèmes à accumulation
;
c) ou un chauffage
par un système thermodynamique.
Au moins six de ces
performances doivent avoir été
obtenues à la suite des travaux. Pour
en justifier, le propriétaire bailleur
fait établir un nouvel état
descriptif comprenant les mêmes rubriques
que celles mentionnées pour létat
avant travaux.
La personne qui réalise létat
fournit également une attestation indiquant
que :
- les travaux de réhabilitation ont
permis de donner au logement lensemble
des caractéristiques dun logement
décent,
- lensemble des performances est respecté
et quau moins six dentre elles
ont été obtenues à la
suite des travaux de réhabilitation.
Pour les logements situés dans une
copropriété, cette attestation
indique en outre que létat apparent
des parties communes qui desservent le logement
est considéré comme décent
(que les parties communes aient fait ou non
lobjet de travaux) ; lappréciation
est faite au regard des mêmes caractéristiques
que celles prises en compte pour un logement
individuel.
Les travaux de réhabilitation
sentendent des travaux réalisés
sur le logement et le cas échéant
sur les parties communes, qui permettent de
donner au logement lensemble des performances
techniques fixées par arrêté.
Les deux états
descriptifs du logement, ainsi que les attestations,
sont réalisés par un contrôleur
technique ou un technicien de la construction
qualifié, indépendant des personnes
physiques ou morales susceptibles de réaliser
les travaux de réhabilitation et couvert
par une assurance pour cette activité.
C- Autres justificatifs
à fournir par le propriétaire
pour la réhabilitation de son logement
Le propriétaire
bailleur doit également joindre à
sa déclaration de revenus de lannée
dachèvement des travaux, chaque
fois quils sont requis et fournis par
le vendeur lors de la promesse de vente ou
annexés à lacte authentique
:
- un état des risques daccessibilité
au plomb (CSP : art. L. 1334-5) ;
- un état mentionnant la présence
ou, le cas échéant, labsence
de matériaux ou produits de la construction
contenant de lamiante (CSP : art L 1334-7)
;
8) Non respect des
engagements
Le revenu foncier est majoré du montant
de la déduction spécifique et
des amortissements déduits, en cas
de non-respect des engagements du bailleur,
sauf exceptions liées à la situation
du bailleur (invalidité, licenciement
ou décès du contribuable ou
dun des époux soumis à
imposition commune).
9) Cas des SCPI
Lassocié
dune société civile de
placement immobilier, dont la quote-part de
revenu est soumise en son nom à limpôt
sur le revenu dans la catégorie des
revenus fonciers, peut soumettre, sur option
irrévocable exercée lors du
dépôt de la déclaration
des revenus de lannée de la souscription,
son investissement au dispositif « Borloo
neuf ». A ce titre, il bénéficie
de la déduction spécifique de
30% sur les revenus bruts fonciers et de la
déduction au titre de lamortissement.
Cette déduction
est égale à 6% pour les sept
premières années, 4% pour les
deux années suivantes, de 95 % du montant
de la souscription en numéraire au
capital initial ou aux augmentations de capital
de cette société réalisées
à compter du 1er septembre 2006.
La période damortissement
a pour point de départ le premier jour
du mois qui suit celui de la souscription.
Cette déduction non applicable aux
revenus des titres dont le droit de propriété
est démembré, est subordonnée
à la condition que 95 % de la souscription
serve exclusivement à financer un investissement
conforme aux conditions prévues par
le nouveau dispositif « Borloo neuf
» (conditions tenant à lopération
et à la location notamment).
Lassocié
doit sengager à conserver la
totalité de ses titres jusquà
lexpiration de lengagement souscrit
par la société. Le produit de
la souscription annuelle doit être intégralement
investi dans les dix-huit mois qui suivent
la clôture de celle-ci. Tant que la
condition de loyer reste remplie, lassocié
peut par période de trois ans et pendant
une durée maximale de six ans, bénéficier
dune déduction au titre de lamortissement
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